
1084 jours, c’est presque trois ans. Pour un enfant, c’est une part immense de sa vie. Une année scolaire, puis une autre, puis encore une autre, sans les repas, les devoirs et les week-ends partagés avec l’un de ses parents. Ce temps-là ne se rattrape pas.
Le MPEJ rappelle un principe simple : un enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses deux parents. Le Code civil le prévoit et la Convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant aussi. Quand une procédure dure des années, c’est l’enfant qui perd ce droit, jour après jour, même si aucune décision ne l’a jamais retiré.
Qu’un père en arrive à cesser de s’alimenter pour se faire entendre doit interroger. Une grève de la faim met la santé en danger, et nous espérons qu’il est entouré et suivi. Mais elle dit aussi le désarroi de nombreux parents face à une justice familiale trop lente. Le MPEJ demande que les procédures qui touchent au lien entre un parent et son enfant soient traitées en priorité, avec des délais courts et une reprise rapide du contact, encadrée si nécessaire.
Si vous vivez une situation semblable, vous pouvez nous écrire. Votre témoignage nous aide à montrer que ces cas ne sont pas isolés.