Dans sa chronique « Le mot de la fin » du 31 juillet 2026, la journaliste Marylaure Haller met des mots sur une réalité que beaucoup de familles séparées connaissent sans jamais la voir décrite : la mi-temps de l’été, c’est l’heure d’alterner la garde des vacances.
Le sous-titre de « La Liberté » donne le ton : on est « très loin du repos escompté ». Pour les parents solos, la coupure estivale n’est pas une parenthèse de détente mais une mécanique à faire tourner — organiser, transporter, occuper, puis passer le relais. La chroniqueuse résume l’affaire d’une formule qui parlera à tous ceux qui l’ont vécue : « Aller sur la plage avec des enfants, c’est une logistique de sherpa. »
Derrière l’humour, le texte touche à quelque chose que le MPEJ entend régulièrement dans les témoignages qu’il reçoit : la charge, souvent invisible, qui pèse sur le parent qui assume seul le quotidien, et la difficulté particulière des périodes de vacances, où le calendrier de garde se renégocie, se rigidifie ou se conteste. Ce sont précisément ces moments qui cristallisent les tensions entre parents séparés — et qui, mal accompagnés, finissent devant les autorités.
Nous relayons cette chronique parce qu’elle rappelle une évidence trop souvent oubliée dans les dossiers : derrière chaque planning d’alternance, il y a des enfants à qui l’on demande de faire leurs valises, et des parents qui tiennent à bout de bras une organisation que personne ne voit.
Source : La Liberté — chronique de Marylaure Haller, publiée le 31 juillet 2026. Article accessible aux abonnés.